Que faire des rues aux noms d’Africains en France ?

En 1944, les bras valides de l’Afrique ont été appelés à la rescousse pour sauver un peuple ami dans la peine. Ils ont saigné leur peau, versé sueur et sang pour sauver un peuple ami dans la tourmente. Même s’ils ont été appelés «ceux qui tirent ailleurs», ils ont été des héros d’une France qui a failli se perdre. Depuis lors, cette nation resplendit. 75 ans après le débarquement en Provence, la France s’est encore souvenue d’eux.

Pour faire vivre pour toujours dans les cœurs, le souvenir de cette victoire, ne pas effacer le souvenir douloureux mais radieux des Africains, le président français, Emmanuel Macron, a lancé un appel aux Maires de France pour qu’ils fassent vivre par le nom des rues et des places, la mémoire de ces vaillants hommes venus d’Afrique. En France, on pourrait donc marcher sur des rues Sanou, des rues N’diaye, des rues Ouédraogo ou encore des rues Traoré ainsi que des places Dakar, Dioulassoba, Ndjaména et Bamako ou autres noms de villages de ces Africains. C’est bien beau à entendre. La dette de la France envers l’Afrique et surtout envers ces Africains là est bien grande. Mais les souvenirs ne se gardent pas au détour d’un baptême de rue ou de place. Les fils et petits fils de ceux qui sont morts pour la patrie française doivent le sentir, être rétribués, bénéficier des heures de gloire de la France. La France rendrait encore bien la monnaie en leur garantissant un minimum de droits.

Une école dans le village d’un ancien combattant baptisé en son nom, un dispensaire quelque part au nom d’un tirailleur sénégalais, une route offerte au nom d’un soldat mort quelque part dans un village français, voici comment la France se ferait encore plus utile dans un contexte africain où le sentiment d’anti-français croît de jour en jour. Que faire d’une rue en France du nom de Traoré, Ouédraogo ou Sanou pendant que chez Traoré à Nampala au Mali, à Kamsar en Guinée, il n’y a pas le simple sillon pour aller dans un dispensaire ou dans une école ? Ces rues et places aux noms d’Africains en France ont plutôt leur place quelque part en Afrique. Et la France devrait le faire !

Aimé NABALOUM
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