Quelle école pour le Burkina Faso ?

Le 1er Octobre marque la rentrée des classes: retour pour les uns et premier jour pour les autres. Mais véritablement, le 1er Octobre marque le début des angoisses et de la prise des responsabilités pour les enseignants, les élèves, les parents d’élèves et l’Etat. Tous doivent être conscients des défis globaux et de leurs responsabilités individuelles et collectives. Sinon, cet autre antre de l’éducation à la vie et au monde serait juste une formalité aux conséquences néfastes qui conduiront aux abîmes et aux échecs collectifs.

Nous aimons l’école et nous voulons qu’il en soit de même pour nos enfants. Avoir une bonne école c’est un tout et c’est surtout une volonté de tous à travers des efforts conjugués. Si le parent ne considère pas l’inscription de son enfant à l’école comme un débarras, afin de pouvoir vaquer à autre chose de plus important ; si inscrire son enfant à l’école n’est pas un simple conformisme ; si l’objectif est d’emmener le bambin à s’initier au monde et à perfectionner autrement son intelligence et ses talents ; s’il n’arrive pas qu’on oublie que l’on a un enfant dans une école dont on doit suivre l’évolution , alors, nous sommes sur le bon chemin.

Mais en plus, si l’enseignant voit en son élève une terre d’argile à polir, un bois vert qui mérite de prendre la bonne forme pour s’insérer dans la
société demain ; si le travail de l’enseignant n’est pas un simple gagne-pain ; si le « Maître ou la Maîtresse » voit en son élève le décideur de demain ; si « monsieur ou madame » ajoute de l’éducation aux connaissances livresques qu’il donne à son élève ; si l’enseignant ne voit pas en son élève un objet d’assouvissement de ses bas désirs char nels ; si l’enseignant est celui qui fait rêver ses élèves , alors, nous sommes évidemment sur le bon chemin.

Mais encore. Si l’Etat sait que ses écoles construites doivent être le temple où il garantit la pérennité de son existence, d’où le gamin d’aujourd’hui, le sac au dos, sortira demain en tant qu’homme, femme, bâtisseur de la Nation ; si l’Etat croit en ses enseignants ; s’il fait des enseignants ceux qui posent la première pierre pour demain ; si l’Etat et l’enseignant savent que le plus important est l’élève , nous aurions une école de qualité, des enseignants consciencieux, un Etat responsable. Nous aurions une école qui inspire des vocations et construit de vrais Burkinabè de demain. Mais où en sommes
nous ? Où en est l’école burkinabè ?

Aimé NABALOUM
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