REGULATION DE LA COMMUNICATION ELECTRONIQUE ET DES POSTES : L’ARCEP outille des journalistes

Après l’édition réussie de 2018, Bobo-Dioulasso a encore abrité l’atelier de formation sur la régulation des secteurs des communications électroniques et des postes du 07 au 09 août 2019 au profit des hommes de médias. Cet atelier, initié par l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), visait à éclairer et renforcer les capacités des journalistes sur le traitement de l’information relatif aux communications électroniques et des postes. Durant ces trois jours, les modules développés par les communicateurs devraient permettre aux journalistes de traiter les questions des communications électroniques et des postes en connaissance de cause.

Dans le cadre de sa mission d’accompagnement pour une meilleure connaissance du secteur des communications électroniques et des postes et des différents acteurs qui y travaillent, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes a organisé cet atelier, deuxième du genre, pour échanger avec les hommes de médias sur la vie de la structure.

Plusieurs modules en relation avec le fonctionnement de la structure, les aspects techniques et technologiques des communications électroniques ont été abordés. Ainsi, les problématiques liées au marché des communications électroniques, la gestion et le contrôle des fréquences radioélectriques, la qualité des services des réseaux de communications électroniques, et le droit des consommateurs des communications ont étés passés au peigne fin.

Après avoir rappelé les textes législatifs et règlementaires qui régissent le fonctionnement de sa structure, le président de l’ARCEP, Tontoma Charles Millogo, a décliné ses attentes à l’issue de cet atelier. Pour lui, cet atelier devrait permettre aux hommes de médias de cerner la vie de la structure, les responsabilités des uns et des autres, et leurs interactions. Souvent  décriée, la qualité des services des réseaux des télécommunications laisse fortement à désirer, aussi bien dans les zones urbaines que rurales. Cette problématique a fait l’objet d’un module qui a  été présenté par Ismaël Traoré de l’ARCEP. La présentation a suscité un grand intérêt auprès des hommes de médias. Il a, d’abord, mis le cap sur la règlementation qui régit la qualité des services des réseaux des télécommunications au Burkina Faso et a permis, par la suite, aux hommes de médias de se familiariser avec les indicateurs qui permettent d’apprécier la qualité des services des télécommunications.

Régis par la loi N°061-2008/AN du 27 novembre 2008 portant règlementation générale des réseaux et services de communications électroniques, et les arrêtés attribuant des licences individuelles pour l’établissement et l’exploitation  de  réseaux  de communications électroniques, les indicateurs permettant, par exemple, d’apprécier la qualité des réseaux mobiles de deuxième génération sont, entre autres, la qualité du service voix, la qualité du service SMS, et la disponibilité des stations de base. Pour ce qui est du suivi et du contrôle de la qualité des services des réseaux de télécommunications, l’ARCEP mène des actions dans ce sens.

En effet, la première action du contrôle débute par une campagne d’audit de l’ARCEP qui évalue la conformité des indicateurs de couverture et de qualité de services tels que le service voix, le service SMS, et le service data. Cette campagne d’audit se fait à l’aide d’appareils de mesure tels que le Nemo Invex I et Nemo Walker Air. La deuxième action est le suivi des indicateurs de performance du réseau. Elle consiste à la collecte hebdomadaire des indicateurs, à l’analyse de ces indicateurs, à la rédaction de rapport sur les anomalies constatées, puis à l’interpellation des opérateurs. S’en suit une proposition d’un plan d’actions par les opérateurs validé par l’ARCEP.

Une autre action est le suivi du plan d’actions qui est fait à travers une enquête réalisée par téléphone ou par des enquêteurs déployés sur le terrain sur un échantillon représentatif. Enfin, une autre action est le suivi et le traitement des plaintes des clients via différents canaux tels que les courriers, les emails, les formulaires de plainte, et les réseaux sociaux.

En cas de violation par un opérateur ou un fournisseur de services de communications électroniques de son cahier des charges, les consommateurs peuvent saisir l’autorité de régulation. De la présentation de Lamoussa Tetegan, chef du département veille juridique de l’ARCEP, pour saisir l’ARCEP, le consommateur devrait procéder par une requête écrite adressée au président de l’ARCEP, exposer les faits qui résument le litige avec l’opérateur, exposer pourquoi il estime que la partie mise en cause est en faute ou n’a pas respecté ses obligations, et enfin, le consommateur doit exposer ce qu’il attend du régulateur.

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Salifou OUEDRAOGO
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