Une part de vérité pas si vraie que ça ?

L’ouvrage du Président Jean-Baptiste Ouédraogo, l’un des plus éphémères présidents de l’histoire, est enfin là. «Ma part de vérité» a été présenté à l’opinion. Mais aussitôt il est sorti, aussitôt il est combattu par une bonne
marge de la population, surtout la frange jeune, accompagnée par des témoins de l’époque de la Révolution, qui lui reprochent bien des choses.

Aussi bien le timing de la parution de l’ouvrage que son contenu font débat. Près de 40 ans après les faits, JBO a parlé mais son livre a été rejeté avec véhémence. Ses propos et sa part de vérité ne sont visiblement pas en accord avec ce que certains témoins disent avoir vécu. Ont-ils raison ceux qui le combattent ?

Il y a bien de raisons de croire que l’ancien président a manqué de quelque chose dans la rédaction de son livre. Dans des extraits publiés sur la toile, on note que JBO s’en prend vertement au père de la Révolution, icône de toute une génération. Les qualificatifs utilisés pour parler de l’homme laissent à désirer. Pour un ouvrage qui se veut de retracer les pans du pays, l’opinion a été servie par un livre aux allures revanchardes.

JBO aurait-il oublié que Thomas Sankara demeure une référence au-delà des frontières nationales ? Et qu’on ne s’en prend pas à une icône de la trempe de Thomas Sankara au détour d’un livre pamphlétique ? Que
Sankara qui lui a sauvé la vie avant d’aller proclamer sa Révolution à la Radio nationale mérite un MERCI, plutôt qu’un livre qui fait de lui un assoiffé de pouvoir ou un stratège qui a caché sa volonté de dominer et de gouverner ? Est-ce pour tout cela que certains détracteurs du livre ont qualifié la présidence de JBO « d’accident de l’histoire » ?

Aimé NABALOUM
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