Village Habitants de Zékounga : qui va sauver ces pauvres gens ?

Cela fait de longues années que dure le calvaire des habitants du village de Zékounga, situé dans l’ex-arrondissement de Sig-noghin, aujourd’hui arrondissement 8 de Ouagadougou. Comme s’ils ne vivaient pas dans un Etat organisé avec une autorité, ces infortunés villageois, avec à leur tête le chef dudit village, le Gugnaaba, sont manifestement livrés à euxmêmes et subissent diverses formes d’injustices et autres exactions, sans que cela n’émeuve personne, en dépit des nombreux cris de détresse.

L’on se rappelle des interpellations, détentions et autres agressions physiques à répétition dont certains ont fait l’objet sous l’instigation de l’ex-maire de Tanghin- Dassouri, Adama Zongo, pour avoir voulu défendre l’intégrité de leur village. L’on se rappelle aussi de ces lotissements litigieux imposés à ces villageois, par le « tout-puissant » Adama Zongo, alors président de la FEDAP-BC. L’on se rappelle des exactions de tout genre que les habitants de ce village ont subi sous le règne de ce maire pas comme les autres.

Comment comprendre que cette localité, géographiquement, située dans la ville de Ouagadougou soit administ rat ivement rattachée à Tanghin- Dassouri, au point de permettre à Adama Zongo de venir procéder à son lotissement contre le gré des populations et les parcelles dégagées attribuées dans une opacité absolue ? En dehors de ce cas précis, existe-t-il au Burkina Faso une situation similaire ? Peut-on extraire une portion de territoire d’une commune et décréter qu’elle relève administrativement d’une autre commune et vouloir contraindre les ressortissants à répondre de cette autre commune ? Il faut vraiment le faire, et Adama Zongo, dans le contexte de ce qu’il était convenu d’appeler la « compaorose », l’avait effectivement fait.

Mais c’était sans compter avec la détermination de ces populations quant à la défense de leur intégrité et de leur dignité. Elles ont mené la résistance et continue de la mener jusque là. Avec l’avènement du nouveau pouvoir, elles avaient cru pouvoir enfin voir le bout du tunnel. Elles avaient espéré voir leur village dont la carte montre sans ambages l’appartenance à la ville de Ouagadougou, plus précisément au nouvel arrondissement 8, enfin relever administrativement de la capitale, à travers une correction de l’arrêté le rattachant à Tanghin-Dassouri. Du reste, des gages leur avaient été donnés dans ce sens, à ce qui se dit. Mais curieusement, depuis un certain temps, le dossier semble encore piétiner. Faut-il croire qu’il existe toujours des reliques du système Zongo dans la chaine administrative qui continuent d’empêcher le dénouement heureux de ce sombre feuilleton ? Tout porte à le croire, surtout au regard des gros enjeux liés au lotissement de la zone. Lotissement dans lequel beaucoup de personnes auraient des intérêts insoupçonnés. Affaire à suivre !

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